Trois mois après le placement en redressement judiciaire des deux filiales Aginode France (Fumay) et Aginode Connect (Vrigne-aux-Bois), l’incertitude demeure pour les quelque 232 salariés. Un entrepreneur Chinois et un entrepreneur Allemand avaient manifesté leur intérêt, sans pour autant déposer d’offre avant l’audience du 17 septembre. Le tribunal de commerce de Sedan a donc prolongé la période de redressement jusqu’au 5 novembre prochain. Du côté Chinois, aucune nouvelle n’est parvenue depuis.

Le candidat Allemand renonce

L’équipe de l’entrepreneur Allemand, Monsieur Willms, était pourtant venue à plusieurs reprises à Fumay et à Vrigne-aux-Bois pour rencontrer les syndicats. Elle avait même sondé les salariés sur leur éventuelle acceptation d’une renégociation des 35 heures afin de redresser la situation. Mais le repreneur potentiel ne se positionne finalement plus. Il doute de pouvoir continuer à compter sur certains clients, notamment Aginode Belgium, et pointe des problèmes de coûts ainsi qu’un passif important. Monter un projet de reprise en quinze jours paraît désormais très difficile, mais les salariés gardent espoir et bénéficient du soutien des élus, des maires et du député Pierre Cordier.

Une marche solidaire ce vendredi

Une visioconférence avec le ministre délégué chargé de l’Industrie est prévue ce jeudi 22 octobre. Le lendemain, vendredi 23 octobre, les salariés appellent les habitants de Haybes et de Fumay, l’ensemble du personnel d’Aginode, les élus et les commerçants à se rassembler pour une marche solidaire à 11 h, devant le site de Fumay. Tous espèrent une issue favorable : « Il s’agit d’un savoir-faire connu et reconnu par nos clients, et la liquidation serait une catastrophe sociale et technologique », alerte Yves Lemaire, secrétaire général adjoint CFDT de la métallurgie des Ardennes. Réponse le 5 novembre prochain.