Les deux baroudeurs carolos sont arrivés hier à Istanbul. Pour rappel, Jamal et Kemis avaient quitté la cité de Rimbaud le 9 septembre dernier, avec leur sac à dos et leurs baskets aux pieds. Objectif : alterner la marche et faire du bon vieux stop jusqu’en Turquie

La chasse aux migrants

Notre précédent article les avait quittés à Zagreb et le duo se dirigeait alors vers la Serbie, qu’ils ont presque traversée sans encombre. « À partir de la Slovénie, ça a été la galère aux frontières. On a vraiment galéré, y compris pour passer en Turquie », indique Jamal.

C’est d’ailleurs un Polonais qui a accepté de les faire passer dans sa voiture. « La peur des migrants est omniprésente et personne ne passe sans montrer patte blanche », ajoute Kemis. Les douaniers sont intraitables aux frontières de l’Est.

Le trajet, c’est le voyage

Pour autant, 18 jours et 2 500 kilomètres plus tard, les voilà confortablement installés dans leur hôtel, après 18 nuits en camping sauvage.

« On a déjà la nostalgie du trajet, car le trajet c’était le voyage », glisse Jamal.

« Le souvenir, ce sont les formidables rencontres. Que des gens sympas, on a été pris en stop tous les jours », coupe Kemis. Les deux compères comptent désormais visiter le Bosphore et profiter des plats turcs. Les trentenaires réfléchissent déjà à leur prochain périple. Quelques pistes se dégagent : le Maroc à pied ou le Kazakhstan à cheval.

« C’est clair on veut déjà repartir », se marrent les deux amis.

Leur avion pour le retour en France est programmé jeudi prochain. Un vol direct et rapide. On parie qu’ils vont s’ennuyer, même près du hublot.