L’étude commandée par la Ville sur les retombées économiques du Festival mondial des théâtres de marionnettes(FMTM) et du Cabaret Vert vient de tomber. Les chiffres de l’institut Test sur l’année 2025 sont éloquents. Les deux événements drainent des retombées financières à tous les étages, et même au-delà.
Des dépenses publiques favorables
Les deux événements culturels les plus importants de la région Grand Est entraînent dans leur sillage des retombées considérables. 12 millions d’euros au total avec 4,56 M€ pour le FMTM et 7,29M€ pour le Cabaret Vert. Pour ceux qui doutaient de l’utilité des subventions publiques allouées aux deux festivals, le match est plié. « Des dépenses publiques favorables à tout un territoire », a glissé d’entrée Guillaume Maréchal. L’adjoint en charge du commerce et des animations savait qu’il avait du lourd à dévoiler dans un rapport extrêmement bien documenté.
Pour ne pas se noyer dans les chiffres, retenons l’essentiel : les deux événements ont rassemblé plus de 251 000 festivaliers en 2025. Avec des euros à la clé. Chaque festival fait ruisseler près de 5 millions d’euros directement dans les commerces (hébergement, restauration, boulangeries, supermarchés, boutiques et magasins). À titre d’exemple, 950 000 euros sont dépensés pendant le FMTM dans l’hébergement, tandis que les festivaliers du Cabaret Vert laissent 845 000 euros dans les bars et restaurants. On pourrait également ajouter les transports, fortement sollicités durant ces périodes, ou encore les 169 emplois à temps plein mobilisés pendant le Cabaret Vert et les 68 pour le FMTM.
Une grande satisfaction
Le sourire de Pierre-Yves Charrois et de Julien Sauvage à l’annonce de ces retombées concentrées sur Ardenne Métropole et la cité de Gonzague en disait long. « C’est une grande satisfaction, même si nous nous attendions à ces résultats. Cela confirme notre attractivité », a souligné le chef de file des marionnettes.
Même satisfaction pour Julien Sauvage, le patron d’un festival qui attire chaque été des dizaines de milliers de personnes mais qui reste fragile financièrement, voire déficitaire, comme il le rappelait la veille lors de l’avant-première avec ses partenaires.
Et le constat va même au-delà de ce qu’il est possible de mesurer. « C’est une contribution à l’image positive du territoire, un effet presque aussi important que l’impact économique immédiat », a poursuivi Aubin Jeanteur, vice-président de la CCI Marne Ardennes.
Rester… et revenir
Un impact immédiat qui se prolonge bien après les festivals, même s’il est difficile à quantifier précisément. « Les gens restent pendant les festivals, mais cela leur donne aussi envie de revenir », a expliqué Guillaume Maréchal.
Ces chiffres, difficilement contestables, ont également le mérite de remettre en perspective le montant des subventions publiques engagées. La Ville consacre ainsi 235 000 euros au FMTM et 180 000 euros au Cabaret Vert, sans compter les moyens matériels et logistiques mis à disposition par la collectivité. Au regard des retombées annoncées, l’investissement apparaît largement rentabilisé. Une démonstration chiffrée qui conforte la place des deux événements comme locomotives économiques et touristiques du territoire.