Sébastien a eu « la trouille de sa vie » lundi soir en rentrant du travail. Alors qu’il circulait sur une route départementale en approchant de Mazerny, il a été poursuivi par un véhicule.

Double peine, le passager l’a braqué avec une arme de poing en le dépassant et en lui ordonnant de s’arrêter.

Un retour à une vitesse folle

Il est 9h20 lorsque Sébastien qui termine son poste d’après-midi dans son usine à Pauvres et prend la route en direction de Poix-Terron.

Une voiture arrive en face de lui. Au moment de le croiser, elle freine brusquement avant de faire demi-tour. Sébastien ne s’inquiète pas particulièrement. Il pense simplement que le conducteur a pu se tromper de direction.

« Sauf que la voiture est revenue à une vitesse folle derriere moi et m’a collé comme on ne m’a jamais collé », raconte-t-il. Les appels de phares se multiplient et la Clio noire se déporte pour le doubler.

À 190km/h sur la départementale

« J’ai ralenti, je ne me doutais pas de ce qui allait arriver. » C’est à ce moment que le passager sort un pistolet et le braque en lui criant : « Arrête-toi, arrête-toi tout de suite. »

« Je me suis dit : pas question de m’arrêter ou alors je le percute et on verra », raconte Sébastien. La Clio le dépasse et tente de le pousser vers le bas-côté. « Il voulait clairement me mettre au tas », précise le jeune homme. Il décide d’accélérer pour tenter de leur échapper. Sébastien rétrograde alors et pousse sa Golf à 190 km/h sur la route départementale.

Ses poursuivants ne renoncent pas.

Il décide alors de prévenir les forces de l’ordre en roulant car la Clio noire prend sa voiture en chasse. Il explique aux gendarmes être poursuivi par des individus qui viennent de le braquer avec un pistolet et demande de l’aide.

Il indique aux gendarmes qu’il se dirige à haute vitesse vers la bascule de Poix-Terron. C’est à cet endroit que la Clio poursuit sa route en direction de Bouvellemont.

Très choqué, Sébastien a été entendu par les gendarmes ce mardi matin. Les militaires prennent au sérieux son témoignage, alors qu’un autre incident particulièrement violent s’est produit quelques jours auparavant dans le même secteur.

Une précédente agression avec une Clio noire

Samedi soir, un pompier volontaire avait lui aussi été victime d’une agression alors qu’il circulait dans le secteur de Bouvellemont. Trois hommes avait simulé un accident afin de le faire s’arrêter avant de s’en prendre à lui.

Les circonstances sont différentes, mais un élément interpelle : là encore, une Clio noire est évoquée.

Les forces de l’ordre prennent très au sérieux cette nouvelle agression sur la route en pleine campagne.

Escorté ce soir par des collègues

Sébastien a porté plainte mais le traumatisme est bien réel. Pour preuve il ne se sent pas prêt à reprendre seul la même route ce mardi soir après son travail. Des collègues devront l’accompagner, quitte à rallonger son trajet.

« Je ne peux pas reprendre cette route j’ai eu extrêmement peur, ça cogite quand on rentre à la maison », confie le Carolomacérien. Il tient à ajouter : « Au fait c’est une Clio 3 je me souviens d’un 722 dans la plaque, je témoigne car je ne veux pas que ça arrive à d’autres car ça aurait pu très mal tourner. »

C’est vrai que la course-poursuite aurait pu très très mal finir face à ces individus qui semblent déterminés.