Jean-Baptiste Mentz, 60 ans, a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre et le viol de la petite Loana, âgée de 10 ans au moment des faits, en octobre 2023. La famille de la fillette peut désormais tenter de tourner la page, même si la douleur reste immense.

« Une double peine » pour Peggy et Maxence

Peggy Creton vit avec le drame de sa nièce depuis près de trois ans. Pire encore, sa sœur Carole, la maman de Loana, est décédée depuis.

Une double peine pour la famille. « Quelque part, heureusement que ma sœur n’a pas assisté à tout ça, elle aurait explosé pendant les audiences, je peux vous le dire », glisse Peggy.

À ses côtés, Maxence écoute et serre les dents. « C’est compliqué, je ne pense qu’à ça. Et puis tous ces détails sur les sévices subis par ma sœur, c’est insupportable. Il est condamné et il le mérite et j’espère qu’il va souffrir comme il a fait souffrir ma soeur, c’est un salopard », confie le jeune homme de 28 ans.

Maxence a depuis quitté Sedan, trop douloureux pour lui de revoir cette rue et le centre ancien où s’est déroulé le drame. « Je vis à Nancy, je n’y retournerai plus jamais. »

« Plus jamais faire de mal à personne »

Les différents témoignages d’experts entendus à la barre ont profondément marqué l’assistance et, évidemment, la famille.

« Le retour du médecin légiste a été difficile à encaisser. On s’est soutenus et contenus », poursuit Peggy.

Pour Peggy, Maxence et le père de Loana, la condamnation apporte néanmoins un soulagement : celui de savoir que Jean-Baptiste Mentz sera éloigné de la société pendant de nombreuses années et ne pourra, selon eux, plus faire de mal à personne.

Quant aux excuses présentées par l’accusé au cours du procès, c’est non pour la famille. « On ne les accepte pas et on n’y croit pas », concluent-ils.

L’avocate de la défense a fait son travail ce mercredi pour défendre l’indéfendable. Chacun retiendra le début de plaidoirie où Maître Vidal se tournera vers la famille de la victime. « Avant toute chose il faut que vous sachiez que je m’incline devant votre chagrin éternel, je suis ici à plaider mais je ne suis pas votre adversaire », a glissé l’avocate pénaliste.

Le souvenir de Loana, une petite fille joyeuse

Face au verdict, Jean-Baptiste Mentz est resté impassible.

Pour les proches de Loana, il faut désormais essayer de reconstruire après ces trois jours de procès, durant lesquels les détails du drame ont ressurgi avec une violence particulière.

Avant de nous quitter, Peggy et Maxence veulent surtout que le souvenir de Loana ne soit pas uniquement associé à l’horreur du drame.

« Vous savez, Loana était une petite fille joyeuse et aimée. Il faut que l’on arrive à penser à autre chose maintenant que nous avons bouclé la boucle. »