L’entreprise de recyclage installée rue Leclerc-Adam traverse les décennies sans perdre son ADN familial. De la grand-mère pionnière dans les années 50 à Serge Poncelet puis aujourd’hui Laura Poncelet, trois générations ont façonné une référence ardennaise du recyclage.

Une aventure née dans un petit garage

L’histoire débute donc au début des années 50 du côté d’Epernay. Mamie Léontine est une chineuse avertie, la grand-mère récupère aussi des boîtes de conserve et la petite ferraille pour leur offrir une seconde vie. Une activité presque visionnaire pour l’époque. À seulement 20 ans, son fils Serge et ses deux frères Daniel et Michel poursuivent l’activité dans les Ardennes à Floing. À l’époque, les trois frères sont alors déclarés comme « chineurs » et exercent leur activité avec des moyens modestes, depuis une petite maison et son garage.

L’entreprise Poncelet Recyclage voit véritablement le jour dans les années 90, lorsque Serge rencontre Stéphanie, qui l’accompagnera dans le développement de l’activité. « On parle d’un autre temps où la ferraille se revendait 13 € la tonne, là où elle s’affiche aujourd’hui à 250 € », sourit Laura Poncelet. L’activité monte en puissance avec la collecte de tous types de métaux, bien avant l’essor des déchèteries modernes. En 2005, Poncelet Recyclage change de dimension avec l’achat d’un corps de ferme à Wadelincourt, où l’entreprise s’installe jusqu’en 2023.

Un développement constant

En 1994, Serge Poncelet reprend seul les rênes de l’entreprise. Son épouse Stéphanie le soutient activement mais un autre renfort va s’inviter quelques années plus tard. Leur fille Laura arrive en 2015 pour un simple remplacement, enfin presque… « Ma mère aidait énormément sur le versant administratif en plus de son travail. Je suis venue filer un coup de main et je suis finalement restée », raconte-t-elle.

Rattrapée par l’ADN familial, la jeune femme met alors de côté son cursus d’architecte. Métaux ferreux, cuivre, laiton, aluminium ou encore fonte : l’activité explose et le site originel devient trop étroit. Poncelet Recyclage déménage à Sedan où une surface de 3200 m² l’attend au 12, rue Leclerc-Adam. « Au fil des années on a tissé une vraie relation avec les clients et les fournisseurs qui nous font confiance », souligne Laura Poncelet.

Un cercle vertueux pour une activité écologique

Chaque année, des tonnes et des tonnes de matériaux transitent par l’entrepôt sedanais pour être triées et valorisées. La cogérante insiste : « On recycle et on valorise la matière quasiment à l’infini. L’intérêt écologique est évident. »

Malgré le développement de la société et l’arrivée de nouveaux salariés, l’ambiance familiale reste pourtant intacte. Chaque samedi matin, un « café-ferrailleur » rassemble même clients et habitués dans une atmosphère chaleureuse devenue aussi la marque de fabrique de l’entreprise.