Les membres de l’association du Pressoir originel de Margy désespéreraient presque de l’anonymat, relatif, de leur précieux pressoir. Avec son système unique en France, l’occasion est trop belle d’aller le visiter et de chiner ce dimanche lors de la grande fête du pressoir au hameau de Margy.

Un savoir-faire du XVIIe siècle

Le bâtiment et ses vieilles pierres respirent notre patrimoine. À l’intérieur, la pièce principale interpelle avec sa table de presse, son broyeur, son manège et son multiple système d’engrenages pour activer le fonctionnement du pressoir.

« Tout est d’origine, rien n’a été récupéré et c’est en cela que l’ensemble est unique », glisse Maxime Chicard. Le savoir-faire et la technique développés dans cette pièce ont traversé le temps depuis le XVIIe siècle.

Un patrimoine exceptionnel récompensé en 2026 par un titre national délivré par Mission Patrimoine, portée par Stéphane Bern.

« Et pourtant, le pressoir est encore trop méconnu, peste Frédéric Durand, autre bénévole de l’association. La Fête du pressoir nous aide bien pour lui donner de la visibilité tous les deux ans. »

Deux tonnes de pommes à presser

Et c’est justement ce dimanche que cette fête champêtre va conjuguer brocante, exposition artistique et mise en fonction du pressoir.

« On va presser plus de deux tonnes de pommes pour recueillir 1 000 litres de jus », sourit les bénévoles.

La paille arrive petit à petit, comme les pommes qu’il faudra broyer avant de former l’immense gâteau de plus d’un mètre constitué d’une couche de paille et de pommes, prêt à être pressé. Un pressage à l’ancienne, sans cage, et avec le cheval ardennais pour entraîner le manège, à ne pas rater.

Une brocante et des milliers de visiteurs

Comme la brocante d’ailleurs et ses deux kilomètres d’exposants. Toujours un gros succès : « On peut accueillir jusqu’à 7 000 visiteurs sur la journée. Les gens chinent, se baladent, visitent et peuvent se restaurer à des prix modérés », glisse Frédéric Durand.

Le moment de prendre le temps de vivre et de voir revivre nos techniques ancestrales dans ce fabuleux pressoir de Margy.

« Ce côté patrimoine local touche forcément les gens, on est tous concernés, y’a de l’affect et c’est une vraie belle journée », conclut Maxime Chicard.