Aucune attaque aux troupeaux n’est attribué au loup dans le département depuis mars 2026 mais l’espèce reste bien présente sur le territoire. De récentes analyses ADN et plusieurs observations permettent d’en savoir davantage sur les individus repérés ces derniers mois.

Un loup identifié après avoir été percuté sur l’A34

Un loup a ainsi été percuté sur l’A34 à proximité de Villers-le-Tourneur en mars dernier. Les analyses ADN ont permis de déterminer que l’animal était issu d’une portée née en mai 2025 dans le Bassigny, en Haute-Marne.

Âgé de seulement 10 mois, il avait déjà parcouru près de 200 kilomètres, confirmant que la dispersion de certains individus peut intervenir bien plus tôt que les 18 mois généralement observés.

Un autre loup retrouvé mort à Imécourt

Toujours en mars, un cadavre de grand canidé avait été découvert dans un cours d’eau à Imécourt. Malgré son état de dégradation avancé, des prélèvements ont pu être réalisés.

Les analyses ADN ont récemment confirmé qu’il s’agissait bien d’un loup de lignée italo-alpine. Une enquête pour destruction d’une espèce protégée a été ouverte.

Un individu suivi dans le secteur de Revin

La présence d’un autre loup est par ailleurs confirmée depuis plusieurs mois dans le secteur de Revin, grâce à un observateur en contact avec le réseau Loup-Lynx.

Des indices biologiques, notamment des fèces, ont été collectés. Ils doivent permettre d’en savoir davantage sur les origines de cet animal et éventuellement sur sa provenance, s’il a déjà fait l’objet d’un génotypage.

L’Office français de la biodiversité (OFB) a mis en place un suivi de cet individu, qui semble pour l’heure s’être fixé sur le gibier sauvage.

Le loup reste donc bel et bien présent dans les Ardennes.