Jean-Marie Behr et Cathy Royer, épouse Behr, ont été condamnés ce mercredi par le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières après les violences commises le 4 mars dernier contre Julien Nicolle, militant de la liste Sedan Autrement.

Retrait du permis de chasser et travail d’intérêt général

La justice a tranché. Les deux prévenus ont été condamnés à 70 heures de travail d’intérêt général chacun. Pour Cathy Royer, épouse Behr, la peine est également assortie du retrait du permis de chasser pendant cinq ans, de la confiscation de son fusil de chasse et de trois ans d’interdiction de port d’armes.

Les deux condamnés devront par ailleurs verser conjointement 250 euros d’indemnisation à la victime et 700 euros au titre des frais d’avocat. Les faits reprochés à Jean-Marie Behr ont été requalifiés par le tribunal.

Aspergé de peinture puis atteint par un spray lacrymogène

Pour rappel, les faits remontent à la nuit du 4 mars, avenue Winston-Churchill, en pleine campagne des élections municipales. Julien Nicolle filmait des dégradations d’affiches électorales lorsqu’il a été aspergé de peinture, puis atteint au visage par un spray lacrymogène. Les lésions constatées à l’hôpital lui avaient valu trois jours d’incapacité totale de travail.

Jean-Marie Behr et Cathy Royer, épouse Behr, étaient des militants actifs de la campagne municipale de Didier Herbillon, notamment pour le collage des affiches de la liste Passionnément Sedan. Ils sont également les parents d’Aurélien Behr, aujourd’hui adjoint au maire de Sedan.

Le RN demande des excuses

À la suite de cette condamnation, la liste Sedan Autrement, soutenue par le Rassemblement national, demande au maire Didier Herbillon de présenter publiquement ses excuses à Julien Nicolle.

Lors du conseil municipal du 29 juin dernier, l’édile avait contesté la réalité de l’agression. Selon le procès-verbal officiel, approuvé le 28 septembre, il avait notamment déclaré : « Nos militants n’ont jamais agressé aucun des vôtres. »

Le maire avait alors renvoyé les protagonistes à la décision de justice. Celle-ci étant désormais rendue, le RN estime qu’il doit reconnaître la gravité de ses propos et présenter des excuses à la victime.