Une trentaine de salariés et de proches font entendre leur colère et leur inquiétude. La fermeture de l’établissement annoncée pour la fin du mois de novembre plonge aujourd’hui le personnel dans une profonde incertitude. Ils veulent le faire savoir.
Un personnel à bout
Ils sont nombreux devant l’établissement et l’émotion se conjugue avec incompréhension.
Derrière les revendications, ce sont surtout des salariés qui disent aujourd’hui avoir peur pour leur avenir. La fermeture de la structure pour personnes âgées est annoncée pour la fin novembre et, à quelques semaines de l’échéance, les interrogations restent nombreuses.
« Indignés, en colère, tristes » : les mots claquent et bouleversent les uns et les autres. C’est vrai que derrière les murs de l’établissement, il y a des années de travail, des habitudes, des professionnels mais aussi et surtout des résidents auxquels les équipes sont profondément attachées.
« Des collègues pleurent, ne dorment plus et certaines sont sous traitement anxiolytique », glisse Ilona Gilglio, représentante syndicale.
L’étau se resserre vers un départ inéluctable
Le personnel reste solidaire et réclame des réponses et des garanties. À l’unanimité ils demandent des indemnités supra-légales justes, à la hauteur de l'engagement des salariés.
« Les résidents, leurs familles et le personnel ne doivent pas être les oubliés de cette histoire », lance le collectif.
Pour les personnes présentes ce samedi matin, l’enjeu dépasse largement la seule fermeture d’un établissement. Elles dénoncent une décision qui bouleverse leur quotidien et celui des résidents, tout en laissant planer le doute sur la suite.
La mobilisation entend donc faire pression pour obtenir des réponses concrètes alors que le calendrier se resserre. En somme, les salariés veulent désormais savoir à quelle sauce ils vont être mangés.
Une chose est sûre, il n’est pas question de rester silencieux face à une situation vécue comme un véritable choc par celles et ceux qui travaillent depuis tant d’années au sein de l’Ehpad Marie-Blaise.