La tête basse ou la mine réjouie, entre deux appels aux parents, les élèves du lycée Sévigné en ont terminé ce lundi midi avec la toujours redoutable de philo pour les filières du bac général et technologique, soit 2 346 candidats ardennais. Au menu des festivités pour les uns, deux dissertations au choix sur avons-nous la maîtrise de nos paroles ou peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas, ou une explication de texte sur un extrait de Humain, trop humain (1878) de Friedrich Nietzsche.

Pour les autres en technologie, deux dissertations au choix entre débattre, est-ce chercher la vérité ? ou la technique peut-elle être mauvaise ?, ou une explication de texte avec un extrait de Le Juste (1995) de Paul Ricœur. Vaste programme.

Difficile de s’avancer sur sa copie

Le premier élève croisé, estampillé bac général, s’est montré résolument optimiste. « J’ai pris le commentaire et ça s’est plutôt bien passé, maintenant la philo ça peut être aléatoire et ça dépend du correcteur », souffle Mathis. Moins sûre d’elle à quelques pas, Emma veut croire en son écrit. « J’ai pris la dissertation sur la maîtrise de notre parole, je ne sais pas si je suis dans le vrai mais j’ai dit ce que j’avais à dire », sourit l’étudiante.

La plupart des élèves avaient d’ailleurs choisi le commentaire. « Bah oui, au moins on peut s’appuyer sur un texte, on part moins dans l’inconnu », lance un jeune au milieu de ses camarades. Pas comme Jade qui, en filière technologie, a choisi de disserter sur la question de savoir si la technologie peut être mauvaise. « J’ai fait trois pages et j’ai loupé, indique la jeune fille. je ne suis pas forcément inquiète, la philo ça ne compte pas beaucoup. »

En effet, rien de perdu. La suite des épreuves de ce baccalauréat nouvelle formule est prévue dès ce mardi.