Les forces de l’ordre sont intervenues lundi matin à l’angle de la rue Kléber et de la rue Monseigneur-Loutil. Une femme d’une soixantaine d’années a été retrouvée sans vie à son domicile. Connue de nombreux habitants du quartier, sa disparition suscite une vive émotion.

« Tout le monde connaissait Brigitte »

Au lendemain du drame, les habitants peinent à réaliser. « Tout le monde connaissait Brigitte. Elle passait au moins cinq fois par jour avec son cabas », raconte Victoria. À quelques mètres de là, un voisin préfère rester prudent sur les circonstances du décès. « On a entendu beaucoup de choses, mais il faut laisser la police faire son travail. L’autopsie permettra de savoir ce qu’il s’est passé. Qu’il s’agisse d’une mort naturelle ou non, c’est une triste nouvelle », confie le retraité.

Dans les discussions entre riverains, certains évoquent aussi le climat d’insécurité du secteur. « Il y a régulièrement des attroupements dans le quartier. Quand j’ai vu les policiers, je ne me suis pas immédiatement inquiété. C’est seulement après que j’ai appris qu’il s’agissait de Brigitte », explique-t-il. « C’est la farine qui les rend nerveux, on habite là depuis 1983 et on a vu un vrai changement », sourit jaune le mari de Victoria.

Une figure familière du quartier

Habituée des commerces du secteur, notamment de l’Intermarché de l’avenue Carnot, Brigitte faisait partie du paysage. « Elle avait son caractère. Un jour elle disait bonjour, le lendemain non. Mais elle n’était pas méchante », témoigne un jeune habitant.

Les proches et les riverains attendent avec impatience les conclusions de l’autopsie, qui permettront de déterminer les circonstances exactes de son décès. Sollicité, le parquet n’a, pour l’heure, pas donné suite.