Ardennes Actus révélait la semaine dernière la démission de Jacques Delannoy. Il a été remplacé depuis par son premier adjoint Loïc Gobé lors du dernier conseil municipal. Les deux hommes ont des versions bien différentes sur les raisons des uns et des autres.

Des adjoints aux ambitions tardives

Comme annoncé, Jacques Delannoy a envoyé à Ardennes Actus un texte rédigé avec les trois conseillères démissionnaires. Quelques lignes que nous vous partageons dans son entièreté. « Élus avec une majorité, nous nous sommes rapidement trouvés confrontés à des ambitions jusqu'alors "retenues et réservées" qui se sont fortement affirmées avec le temps.

Nous n'acceptons pas ces ambitions tardives qu'il aurait été probablement plus démocratique et plus courageux de déclarer avant les élections sur une troisième liste.

Nous souhaitons néanmoins le meilleur pour le village de Vendresse. »

« C’est lui qui est venu nous chercher »

Pas très difficile de lire entre les lignes, le maire sortant estime que l’ambition de ses adjoints l’aurait déstabilisé dans sa fonction. Jacques Delannoy n’a pas souhaité s’étendre davantage sur le sujet. À l’inverse de Loïc Gobé, nouveau maire et interloqué par les raisons évoquées. « Attendez, nous n’avons poussé personne vers la sortie, il est venu nous chercher pour sa liste et nous l’avons suivi, il a d’ailleurs toujours eu la majorité au conseil municipal », précise le nouvel homme fort de la commune.

Une passation programmée

Pas de putsch préparé donc dans le dos du maire en place. « Écoutez, et pour être totalement transparent, il était prévu que ce soit son dernier mandat, et nous comptions sur son expérience pour faire un tuilage et prendre la suite mais certainement pas avant », coupe Loïc Gobé. Avant d’ajouter : « Non, je ne comprends toujours pas ses explications, surtout qu’il nous a écartés de plusieurs dossiers, on était bien loin de s’imposer. »

Quoi qu’il en soit, la commune de 500 habitants a un nouveau maire et donc des adjoints qui sont tous montés d’un cran. Tous aspirent à l’apaisement et à œuvrer pour le bien de la collectivité.