À quelques heures du quart de finale tant attendu, Alex et Clémence Zurek racontent la ferveur qui gagne la capitale marocaine. Le couple d’enseignants ardennais vit sur place depuis trois ans.
Une ville qui va arrêter de respirer
La capitale marocaine et tout un pays retiennent déjà leur souffle. Les Marocains comptent bien vivre un grand soir lors de ce quart de finale face aux Tricolores.
« La ville va s’arrêter comme à chaque match de l’équipe nationale, indique Alex. Même les taxis ne circulent plus. »
Et d’après l’expatrié, l’espoir est de mise. « Bien sûr qu’ils croient à la victoire, y compris à la victoire finale. Ils savent quand même que cela va être difficile, mais ils sont contents que les arbitres soient argentins », souligne l’enseignant en mathématiques.
Hakimi, la star absolue
Inutile de le préciser, Achraf Hakimi est la star absolue dans son pays. « Son maillot se voit à tous les coins de rue, il est le futur Ballon d’or selon la population », glisse Alex.
Sur les contours de la rencontre, aucun débordement n’est envisagé, en cas de victoire comme en cas de défaite. « Absolument pas, c’est bon enfant comme ambiance. Le centre-ville est cadenassé pour que tous les supporters convergent sur les axes principaux pour fêter la victoire », ajoute le trentenaire.
Des Ardennais derrière les Bleus
Alex sera dans un pub, en intérieur, l’un des rares endroits où l’on peut siroter une bière à l’abri des regards. Clémence, elle, vient d’atterrir en France pour retrouver la famille et va aussi regarder le match.
Leur cœur ne penchera que d’un côté, même s’ils savourent depuis trois ans la douceur de vivre au Maroc. « Allez les Bleus évidemment », conclut l’enseignant.