Dès que le soleil tape suffisamment, Nathan et ses copains piquent une tête dans la Meuse, comme hier (mardi) en fin de journée à la passerelle Mazarin. Un peu plus loin, d’autres sautent dans l’écluse de Mézières. L’insouciance d’une jeunesse qui plonge et nage dans une zone de baignade non surveillée.
L’écluse en guise de bassin
Les courants, la profondeur ou encore la qualité de l’eau semblent le cadet de leurs soucis. « On connaît bien, on se baigne tous les jours et ça ne craint rien », avance un ado avant de s’élancer.
À deux pas, c’est carrément l’écluse de Mézières qui sert de bassin, avec le toit de la maison éclusière en guise de plongeoir, histoire de voir toujours plus haut. Le saut est forcément impressionnant entre les deux portes métalliques.
« On s’ennuie à La Warenne. Ce qui nous intéresse, c’est plonger », lance le jeune homme depuis le toit.
Comme avant…
Un retraité s’arrête et regarde le spectacle. Étonnamment, l’ancien ne s’alarme pas. « J’ai appris à nager dans la Chiers, à Douzy, alors je ne vais pas les enfoncer. Ils s’amusent, mais ce serait mieux qu’ils évitent l’écluse parce que si un bateau déclenchait les portes, on ne sait pas ce qui pourrait arriver avec le mouvement de l’eau », conclut le cycliste.