Longtemps, réussir ses études rimait avec départ vers les grandes métropoles. Un schéma que le Pôle Formation UIMM Champagne-Ardenne entend bien bousculer. À Charleville-Mézières et dans toute la région, l’organisme déploie 4 nouvelles écoles. Une offre complète, du CAP au diplôme d’ingénieur, avec un objectif clair : former et recruter localement.

➡️ Un virage stratégique

« Pendant des décennies, la réussite des parcours de formation a souvent été associée à la mobilité vers les grandes villes », rappelle son directeur général, Romain Dubal. Mais « les dynamiques territoriales […] n’ont cessé d’évoluer », insiste-t-il, alors que les entreprises locales peinent aujourd’hui à recruter des profils qualifiés. Le constat est partagé : chaque année, de nombreux jeunes quittent la Champagne-Ardenne faute d’offres lisibles pendant que les entreprises font face à une pénurie de compétences.

➡️ Industrie, ingénierie, management et numérique

Pour y répondre, le Pôle Formation UIMM a entièrement repensé son organisation autour de quatre écoles aux enseignements complémentaires couvrant l’ensemble des besoins : industrie, ingénierie, management et numérique. Une structuration qui permet désormais de suivre un parcours complet. « L’ambition est double : favoriser l’accès à des formations qualifiantes sans mobilité contrainte et accompagner les entreprises dans leurs besoins en recrutement », souligne Romain Dubal.

➡️ Des formations du CAP à Bac+5

Concrètement, l’offre s’appuie sur la création de quatre nouveaux instituts :
-l’Institut des Métiers de l’Industrie (IMI), tourné vers les savoir-faire techniques, du CAP au bac +2
-l’Institut des Techniques d’Ingénieurs de l’Industrie (ITII), du bac +3 au diplôme d’ingénieur
-l’Institut Supérieur du Management (ISM), dédié aux fonctions commerciales, managériales et de gestion, du bac+2 au bac+5
-l’Institut Supérieur du Numérique (ISN), axé sur le digital, l'IA et les nouvelles technologies, du bac+3 au bac+5 

Ces formations sont accessibles à Charleville-Mézières, mais aussi à Reims, Donchery, Rozières-Près-Troyes, Nogent ou encore Saint-Dizier, au plus près des bassins de vie.

➡️ Une pédagogie tournée vers l’emploi

L’un des points forts du modèle repose sur l’alternance et l’immersion en entreprise. Les apprenants travaillent sur des projets concrets, encadrés par des professionnels issus du terrain industriel, avec des compétences directement mobilisables.
Résultat : les indicateurs sont au vert. Le taux de réussite atteint 85 %, et surtout, près de 90 % des diplômés trouvent un emploi dans les trois mois.

« Nous mettons tout en place pour que nos jeunes trouvent des formations et un emploi au plus proche de chez eux », insiste Romain Dubal.

➡️ Un levier pour l’économie locale

Au-delà de la formation, l’enjeu est économique. En renforçant les compétences disponibles sur place, ces nouveaux instituts ont vocation à soutenir directement les entreprises et limiter la fuite des talents.

« Permettre à chacun de se former, de s’insérer professionnellement et de construire un parcours durable, ici, en Champagne-Ardenne, constitue le socle de cette démarche », conclut Romain Dubal.

Une stratégie qui pourrait bien changer la donne : et si les Ardennes devenaient, elles aussi, une terre d’excellence pour les études et l’emploi ? 

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