La cour d’appel de Paris a rendu son verdict ce mardi dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national. Marine Le Pen a été reconnue coupable, comme les onze autres prévenus ayant fait appel, mais sa peine a été revue à la baisse.
Une peine aménagée
La députée du Pas-de-Calais est condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis, la partie ferme étant exécutée sous bracelet électronique. Elle écope également d’une amende de 100 000 euros et d’une peine d’inéligibilité de 45 mois, dont 30 mois avec sursis.
Cette décision change toutefois la donne sur le plan politique : la peine d’inéligibilité ne l’empêche plus de briguer la présidence de la République. Elle pourra donc être candidate à la prochaine élection présidentielle si elle choisit de se présenter. Elle aurait alors un bracelet electeonique à la cheville.
La cour d’appel a par ailleurs confirmé les condamnations des douze prévenus ayant contesté leur jugement dans cette affaire des assistants parlementaires européens du Front national.