Julien Croyal est illustrateur BD et varie ici son terrain de jeu. Le Breton est accompagné de son collègue Chifumi, rencontré lorsque les deux artistes étaient étudiants aux Beaux-Arts de Mulhouse. Chifumi vit aujourd’hui au Cambodge. L’artiste muraliste aux œuvres magnifiquement géantes est venu spécialement d’Asie pour peindre sous les ponts de la voie verte qui traverse la cité de Rimbaud.
Cela fait déjà dix jours que les deux quadragénaires n’ont pas quitté leurs pinceaux. Un travail de longue haleine, mais surtout des œuvres presque achevées.
Le cadre privilégié de la voie verte
« Encore demain (mercredi) et on reviendra en 2027 pour les trois fresques restantes », renseigne Julien Croyal. « Et on sera de retour avec grand plaisir, la voie verte est un formidable support avec ces ponts, un environnement privilégié que l’on a su apprécier », coupe Chifumi.
C’est le poème « Mouvement » qui a rassemblé et stimulé les deux compères. « La Meuse, la voie verte et les vélos correspondent bien aux ponts qui se succèdent, avec le poème en fil conducteur », complète le binôme.
Du pont de Montcy au pont de l’avenue des Martyrs-de-la-Résistance en passant par le pont SNCF du quai Roussel, les fresques offrent une continuité aux usagers de la voie verte, nombreux en cette période estivale.
Une vraie réussite visuelle
C’est vrai que chaque passage sous les ponts rappelle la couleur artistique du pont précédent et interpelle. Pour avoir parcouru les six ponts peints de part et d’autre de la Meuse, le projet est une véritable réussite visuelle. Une belle surprise que Julien Croyal et Chifumi partagent également avec la découverte de la ville. « On ne connaissait pas et c’est une vraie belle surprise architecturale », renvoient les artistes.
Une visite qu’ils ont pu faire en effectuant… le parcours Rimbaud. L’heure est désormais à la détente avant la dernière journée : le duo se rendra près du musée Rimbaud, cette fois, pour boire un verre au Quai de la Maline.