Un agent de propreté de la Ville a été victime d’une violente agression mercredi après-midi. Le fonctionnaire territorial signalait à sa hiérarchie la présence de nombreux déchets dans le square du 91e RI, situé en face de l’hébergement social d’urgence avenue Léon-Bourgeois, lorsque la situation a dégénéré. Selon nos informations, un individu hébergé au 115 se serait approché de lui avant de le frapper sans aucune retenue.
Un coup de fil et tout dérape
Marc n’en revient toujours pas. « Vous verriez la tête de Fabrice, l’œil au beurre noir et des ecchymoses sur l’ensemble du visage. C’est inadmissible ce qui s’est passé », lance le quadragénaire.
Mais comment un tel déchaînement de violence a-t-il pu se produire ? « Il ne faisait que son boulot. Il a constaté la présence répétée de déchets dans le parc. Son coup de téléphone a tourné à la violence : il s’est fait traiter de balance », ajoute notre interlocuteur. Les coups se sont alors abattus, l’agent a bien tenté de se protéger comme il pouvait. « Mais il s’est fait casser la gueule alors qu’il ne faisait que son travail », coupe Marc.
Sous le choc et en arrêt
Nous avons tenté de joindre l’agent en question, qui n’a pas souhaité s’étendre sur les faits. « Écoutez, je suis encore sous le choc, je suis allé aux urgences et je suis en arrêt. Je ne peux rien dire de plus », nous a répondu Fabrice. À près de 64 ans, l’homme est marqué par ce qu’il a vécu.
Sur place, plusieurs témoignages évoquent un square régulièrement occupé. « Avec toute la bande du 115, c’est alcool et autres incivilités, que je ne veux même pas détailler, un square qui tourne au squat avec toutes les dérives qu’on peut imaginer », souffle un passant. Les déchets abandonnés mais pas que, avec des scènes bien plus glauques feraient ainsi partie du quotidien de cet espace nature.
D’après nos informations, une plainte a été déposée et l’individu mis en cause a été interpellé. Sollicitée, la Ville n’a pour l’heure pas donné suite.
Fabrice, lui, va désormais devoir se reconstruire après cette agression. À quelques mois de la retraite, l’agent municipal aurait sans doute imaginé une autre façon de terminer sa carrière.